No zob in job : règle d’or ou baratin de faux-culs ?

no zob in job

Tout le monde vous le dit : ne montez pas sur vos collègues de travail. C’est mal. C’est une source d’emmerdes infinie. Il ne faut pas. Tout ça est bien joli et évidemment plein de bon sens, mais un rapide coup d’oeil sur les statistiques suffit pour le comprendre : tout le monde le dit, mais personne ne l’applique. Comptez autour de vous le nombre de couples formés au bureau. Voilà. Votre entourage (cette petite bande d’hypocrites) ne pense qu’à s’envoyer en l’air en vous empêchant de participer à la fête.

Smooth Operator

smooth operator

Dans une piscine chauffée au pipi, je me baignais avec deux femmes en burqini qui, à ma grande surprise, se comportaient exactement comme toutes les autres : en faisant mine d’ignorer mon banana hammock avec un certain dédain. Ah, la pudeur islamique ! Les temps nouveaux ne semblaient décidément plus valider la sexitude des smooth operators. Dommage.

L’art de ne jamais dire merci.

On vient d’enlever nos masques dans les derniers endroits où ils étaient encore imposés. Voilà. C’est fini. La guerre est terminée. Et alors quoi ? Pas un mot. Pas de trompettes. Pas de défilé. Même pas un merci pour les petites gens qui ont porté ça sur leurs épaules. Même pas trois cacahuètes et une bouteille de crémant dans l’espace convivialité. Rien. Nada.

L’art de ne pas prendre son destin en main.

flipped coin

Et d’abord, c’est quoi « un type comme moi » ? Au fond vous n’en savez rien. Vous ne savez de moi que ce que je veux bien vous en dire. Et si ça se trouve, tout est bidon. Ce serait tout à fait surprenant, mais gardons à l’esprit que c’est une possibilité. Bref. Acceptez la réalité et partez du principe que je n’ai aucune raison de raconter des histoires, pas plus que de m’inventer une vie pour amuser la galerie.

Tu pourris la réputation de l’amour

reznyk concert rock

En 1986, Desmond Child, génial faiseur de tubes auteur d’une impressionnante liste de pépites du rock commercial, reçoit une commande du producteur de Bonnie Tyler qui réclame une chanson sur le thème de l’androgynie dont « les couplets devront sonner comme du Tina Turner, le pont comme du Police ou du U2 et le refrain comme du Bruce Springsteen ». C’est à partir de cet ambitieux cahier des charges que naîtra If You Were a Woman (And I Was a Man).

Doit-on subir la dictature des critiques-amateurs ?

reznyk critique

C’est devenu un réflexe. Quand je vais quelque part, je juge et je donne mon avis. Un jour, je serai google-guide niveau 30 et je fermerai des établissements en un clic. Parce que la frite était trop molle ou le serveur mal coiffé. Ce n’est pas que je sois une mauvaise personne, mais si on me donne un petit pouvoir, je fais comme tout le monde : j’en abuse. Je fais donc partie de ces petits arrogants qui se croient autorisés à jouer les rédacteurs du guide Duchemin à chaque fois qu’ils posent le cul dans un boui-boui.

Doit-on tout sacrifier pour sauver papy ?

Méditant dans l’ombre, j’attends que mon téléphone sonne en jetant de temps en temps un coup d’œil à ma montre. Mon expertise devrait être logiquement sollicitée par le gouvernement, les comités scientifiques ou les chaînes d’information continue. Je suis en effet au niveau des plus grands spécialistes des hautes autorités de ceci et cela, vu qu’en gros, comme eux, je ne comprends absolument rien à ce qui nous arrive.

Doit-on applaudir les loseurs parce qu’ils sont dévoués ?

reznyk doctor

Tous les soirs à 20 heures, c’est la communion des balcons. Le gentil citoyen ouvre sa fenêtre pour applaudir avec un sourire reconnaissant le personnel hospitalier qui se bat en première ligne contre le virus. Merci les blouses blanches pour votre engagement et votre dévouement désintéressés. Payée au lance-pierre, l’infirmière ne compte ni ses heures ni ses efforts pour s’exposer au front, dans des services débordés sous une pluie de postillons lourdement chargés en virus mortel.
Aussi dévoués soient-ils, doit-on applaudir ces membres du corps médical noyés dans la lose la plus totale ?